Lutte ouvrière : "Les régionales ne vont pas résoudre la crise"
Régionales 2010
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Publié le 15 janvier 2010 à 11h43.
Actualisé le 7 février 2010 à 22h19.
Cette semaine, Lutte ouvrière a présenté sa liste pour les régionales de mars en Bretagne. Valérie Hamon, tête de liste, compte utiliser ces élections comme une tribune. Mot d'ordre : interdire les licenciements.
Le Mensuel : Cette semaine, Lutte ouvrière a présenté sa liste pour les prochaines élections régionales. Quels projets allez-vous défendre ?
Valérie Hamon : Nous souhaitons saisir l’occasion pour dénoncer les licenciements, les bas salaires, l’exploitation des salariés… Nous allons faire l'écho des chiffres record de pauvreté annoncés par les Restos du cœur ou le Secours populaire. Les producteurs laitiers et agriculteurs vivent aussi une période noire. En Bretagne comme ailleurs, l’Etat supprime des postes dans le service public. Les hôpitaux ou les transports publics doivent faire plus avec moins de moyens… Tout cela, nous allons le dénoncer.
Plus localement, allez-vous soulever des dossiers précis ?
Notre programme s’éloigne de l’élection régionale. Nous cherchons à nous adresser aux classes populaires et à tenir un discours cohérent dans toutes les régions. Ces élections ne vont pas résoudre la crise mais représentent une tribune. Le bouleversement viendra de la lutte.
Les dossiers MGM
Elections régionales 2010
D’autres partis se présentent à l’extrême gauche. Pourtant, Lutte ouvrière a décidé de partir seul. Pourquoi ne pas vous être alliés à d’autres pour mieux vous faire entendre ?
Le PCF et le Parti de Gauche ont pour objectif de proposer une nouvelle mouture de l’union de la gauche avec le PS dans le but de remplacer Sarkozy. Ce sont des partis de gouvernement qui laissent entendre qu’il suffira de battre la droite pour changer le sort du monde du travail. Nous pensons que c’est une tromperie. Ils cultivent l’illusion que les travailleurs peuvent changer les choses par leur bulletin de vote alors que seules des luttes puissantes pourraient faire reculer patronat et gouvernement.
Quant à la politique du NPA, elle a été faite d’incertitudes. Il a tenté de s’allier avec le Front de Gauche en mettant comme condition au PCF de ne pas s’allier avec le PS au second tour. Maintenant ils ont une politique différente en fonction des situations politiques régionales et, si leur programme comportera sûrement des revendications sociales, elles seront noyées derrière des thèses qui ne sont pas les nôtres et qui ne seront d’aucune utilité pour les travailleurs victimes de la crise.
Une alliance avec le PS n’est même pas envisageable ?
Le PS compte sur la déconsidération de la droite pour être élu. Qu’est-ce qu’ils ont fait pour empêcher les licenciements ? Pas grand-chose. Je ne les ai même pas entendu se prononcer là-dessus.
Vous êtes-vous fixé des objectifs chiffrés pour cette élection ?
Nous sommes minoritaires et nous le savons. Qu'en sera-t-il dans trois mois ? Aujourd'hui, la crise s’aggrave. Le jour où nous serons des millions dans la rue, les choses changeront. Même si nous venions à avoir quelques élus au conseil régional, cela ne changera pas grand-chose. Si vous n’êtes pas majoritaire, vous ne pouvez pas vous exprimer.
Benjamin Keltz
Le 29/01/10 à 11:01 par solidarité et progrès
je suis candidat sur la liste en bretagne de Solidarité et Progrès " Bretagne , Phare du nouveau monde".Il est temps d'aller pour les partis contestataires au-delà des critiques portées sur le système bancaire et les relations incestueuses entre les membres du gouvernement et les actionnaires des grandes entreprises, il est temps de proposer des alternatives crédibles à l'échelle régionale, nationale et internationales. c'est notre ambition alors rejoignez -nous vite , le vrai combat commence et promet d'être intense .