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Politique

Régionales : fâché avec Le Drian, le PRG pourrait se rallier à Europe écologie

Elections Lu 914 fois.  Imprimer  Envoyer à un ami
Publié le 3 février 2010 à 20h10. Actualisé le 4 février 2010 à 19h21.

Les responsables bretons du PRG, ce mercredi, à Rennes (photo Le Mensuel).

La colère monte au Parti radical de gauche, dont l'alliance avec le PS pour les régionales a été remise en cause par Jean-Yves Le Drian. De nouvelles alliances ne sont pas à exclure.

Cela fait quelques jours, déjà, que les responsables bretons du Parti radical de gauche (PRG) fulminent. Leur colère ne semble pas près de décroître, bien au contraire. Dans leur collimateur : Jean-Yves Le Drian, président sortant de la région Bretagne et candidat du Parti socialiste aux régionales de mars. En Bretagne, depuis 2004, deux membres du PRG siègent dans la majorité de l'ex-maire de Lorient à la tête de la région. Une certaine logique aurait voulu que cette alliance soit reconduite en 2010. Les signaux en provenance des appareils nationaux n’ont pas contredit cette éventualité. Le 9 décembre dernier, un accord entre Martine Aubry, chef de file du PS, et Jean-Michel Baylet, patron du PRG, était même paraphé. Les responsables locaux du PRG affirment avoir rencontré Jean-Yves Le Drian le 17 décembre. Ce dernier aurait pris acte positivement de l’accord national. Qui plus est, il n’aurait pas écarté la possibilité de rattacher un élu divers gauche aux deux PRG, afin que les radicaux puissent former un groupe politique à l’assemblée régionale.

Jusque-là, tout allait bien. Le 14 janvier, le PRG a officialisé l’accord proposé par Le Drian. Et patatras ! Deux jours plus tard, le président de région a fait volte-face. Il a invoqué alors, notamment, selon les élus PRG, un « retard dans la réponse ». Depuis, c’est le black-out. Les radicaux affirment avoir cherché à joindre Le Drian par tous les moyens, en vain.

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  • Elections régionales 2010

Interrogé samedi par Le Mensuel, Frédéric Boursier, premier secrétaire fédéral du PS en Ille-et-Vilaine, a donné une explication sensiblement différente :« Le PRG voulait trois ou quatre sièges. Jean-Yves Le Drian ne voulait leur en attribuer que deux, comme en 2004. En décembre, ils ont quitté la table des négociations. Ils reviennent aujourd’hui en disant "ok pour deux sièges". C’est trop tard. » Au PRG, on dément formellement : « C’est un mensonge grossier ! On ne pouvait de toute façon pas demander quatre sièges dès l’instant où le 9 décembre, on signait au niveau national pour deux sièges ! » Joint ce jeudi, Pierrick Massiot, directeur de campagne adjoint de Jean-Yves Le Drian, explique que « quand le train passe en gare, il faut le prendre ! La création d'un groupe PRG ne posait pas de problème, mais, courant janvier, les radicaux ont dit "On veut untel sur la liste des Côtes d'Armor" Or c'était trop tard, car la liste de ce département était bouclée.»

Le ton monte

Réunis ce mercredi à Rennes, les haut-gradés du PRG breton n’y sont pas allés avec le dos de la cuiller. « S’il ne souhaitait pas accueillir le PRG sur sa liste, il aurait pu le dire en novembre. Cela aurait été tout à fait respectable car basé sur des divergences de fond. Mais comment peut-on balayer d’un revers de main une formation qui a été la première à siéger aux côtés du PS en 2004 ? » a questionné Honoré Puil, président du bureau fédéral d’Ille-et-Vilaine. Stéphane Perrin, trésorier du PRG en Ille-et-Vilaine, n’a pas été en reste : « On a été traités comme des sous-merdes ! » Et Jeanne Larue, vice-présidente PRG de la région depuis 2004, d'ajouter : « Cela pose la question de l'avenir de l'union de la gauche, notamment pour 2012.»

Stratégie et avenir

Les radicaux de gauche ont leur petite idée quant à raison profonde de leur « éviction ». Jean-Yves Le Drian aurait fait place nette afin de réserver des sièges à la fraîchement baptisée formation Bretagne écologie (ne pas confondre avec Europe écologie). Objectif : court-circuiter la montée du vote écologiste (sa principale crainte) en intégrant des écolos dans son équipe. Ironie du sort : les responsables du PRG, qui ne comptent pas déposer les armes si tôt, n’excluent pas un éventuel ralliement à… Europe écologie. Ils précisent que ce « pacs » serait négocié sur des critères politiques et « de programme ». Une assemblée générale, prévue samedi prochain, devrait permettre d’y voir plus clair quant à la stratégie et à l’avenir du PRG en Bretagne.

Cette scission d’une certaine union de la gauche pourrait avoir des répercussions jusque dans le conseil municipal de Rennes, dont Honoré Puil fait partie. Il y côtoie notamment Sylvie Robert, vice-présidente sortante de la région et tête de liste départementale de Jean-Yves Le Drian pour les prochaines régionales, ainsi que Frédéric Boursier, premier secrétaire fédéral du PS en Ille-et-Vilaine… 

N.L.

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Vos dernières réactions

Le 04/02/10 à 14:16 par golfepur

Vous oubliez de préciser que si le PRG se rallie à Europe Ecologie, c'est pour les élections régionales de 2014, car je crois que pour celles de mars 2010, les listes ont déjà été annoncées et que leur composition est terminée !
Etonnant qu'un vieux parti comme le PRG n'arrive pas à un accord avec son partenaire historique, et totalement surréaliste qu'il envisage de se rallier à Europe Ecologie alors que les listes sont finalisées.
Le PRG semble vraiment dépassé par les événements en se prévalant d'un accord national, mais en oubliant d'être sur le terrain localement.

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