Rennes : la biennale d'art contemporain 2010 se tourne vers l'avenir
Les Ateliers de Rennes
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Publié le 2 février 2010 à 18h13.
Actualisé le 2 février 2010 à 18h26.
Bruno Caron, président de l'association Art Norac et Raphaële Jeune, directrice de l'évènement, lors de la présentation de la deuxième édition (photo E.S.).
La deuxième biennale d'art contemporain, du 30 avril au 18 juillet prochain, dont le thème est "Ce qui vient", proposera une trentaine d'œuvres internationales, la plupart réalisées pour l'occasion.
"Ce qui vient". Tel est le thème de la deuxième biennale d'art contemporain organisée à Rennes par l'association Art Norac, prévue du 30 avril au 18 juillet 2010. Cette réflexion artistique sur notre avenir est thématisée en quatre parties : ce qui vient à nous (anticipation), ce qui devient (transformation, progrès), ce qui survient (accident) et ce qui vient de nous (action, décision). "Il ne s'agit pas d'imaginer un monde meilleur, mais plutôt d'avoir une réflexion, une exploration sur ce vers quoi nous allons", explique Raphaële Jeune, directrice de l'événement.
Que voir ?
Une cinquantaine d'artistes internationaux vont exposer trente œuvres, dont beaucoup inédites. Une quinzaine au couvent des Jacobins, sept dans l'espace public et sept autres à travers les lieux culturels de la ville. Raphaële Jeune conseille notamment l'exposition Théâtre précaire de Thomas Hirschhorn, produite pour "Ce qui vient". Son coup de cœur ? Le collectif parisien Société réaliste, qui va graver les 40 000 noms propres des Rennais dans le sol du couvent des Jacobins.
La biennale et le couvent
Lors de sa première édition, les organisateurs de la biennale avaient choisi de s'installer dans le couvent des Jacobins. Un lieu magique, central "et puis beaucoup de Rennais s'étonnaient de la non-utilisation de cet emplacement", précise Raphaële Jeune. En prime, "les fouilles s'intègrent aux œuvres exposées. Les artistes s'appuient sur ces recherches et tentent de les prolonger", comme cette œuvre de Simona Denicolaï et Ivo Provoost, deux Belges qui écrivent des définitions à l'imparfait des célèbres Google et YouTube. Que serait le futur sans ces deux services gratuits ?
Dans un futur proche, la transformation du couvent des Jacobins en centre de congrès, un chantier "qui devient", obligera les organisateurs à se plonger dans "ce qui vient de nous" et à chercher un nouveau lieu pour les éditions 2012 et 2014...
Emmanuel Schmitt
Le 04/02/10 à 10:50 par wang
""Il ne s'agit pas d'imaginer un monde meilleur, mais plutôt d'avoir une réflexion, une exploration sur ce vers quoi nous allons", explique Raphaële Jeune, directrice de l'événement."
Non, surtout, n'imaginons pas un monde meilleur, résignons nous à la médiocrité existante.
Qui sont ces gens qui osent parler d'art la ou il n'y a que conformisme, et aucune résistance? Des entrepreneurs, voila tout.
Et puis ce collectif, "Société réaliste", qui grave nos noms, comme si on était pas sans arret fichés et contrôlés, comme si on voulait encore s'exposer davantage...
Ca me fait penser au mouvement futuriste des années 20, on a vu ce que ça a donné après...
Pauvre époque, espérons que quelques vrais artistes viennent mettre un peu de création dans cette célébration de la société marchande de controle!